5 idées reçues sur les franchises d'assurance pour chat à démystifier

Souscrire une assurance pour chat peut sembler simple, mais de nombreuses idées fausses circulent encore, notamment sur les franchises. Franchise annuelle, par acte, pourcentage... Pas toujours facile pour les propriétaires de s’y retrouver ! Animols revient sur 5 mythes fréquents pour vous aider à y voir plus clair et à mieux protéger votre compagnon à moustaches.

Illustration : "5 idées reçues sur les franchises d'assurance pour chat à démystifier"

La franchise est un concept courant que l’on croise dans presque tous les contrats d’assurance : voiture, logement, santé… et même pour nos chats ! Elle correspond à la somme qui reste à votre charge après le remboursement de l’assureur : en d’autres termes, c’est la part des frais que l’assurance ne vous rembourse pas. Pour une mutuelle pour animaux, cela signifie que vous devez payer une partie des frais vétérinaires vous-même, soit en une seule fois, soit à chaque acte.

Ce système permet de partager les coûts entre l’assuré et l’assureur. D’un côté, il aide les assureurs à limiter leurs dépenses en cas de soins importants, et de l’autre, il peut aussi rendre les cotisations moins chères pour le propriétaire. Ce concept n'est pas toujours facile à comprendre et fait l’objet de nombreuses idées reçues. Démêlons donc tout ça ensemble en passant au crible les 5 clichés les plus répandus sur les franchises d’assurance pour chat.

Idée reçue n° 1 : « Les assurances chat sans franchise sont idéales »

Contrairement à ce que l’on pense souvent, les assurances pour chat sans franchise ne sont pas forcément les plus avantageuses. En effet, elles entraînent généralement des cotisations plus élevées pour l’assuré, car l’assureur prend en charge davantage de risques. Cette absence de franchise peut aussi s’accompagner de conditions plus strictes (âge, santé du chat, examen vétérinaire préalable…) et parfois de plafonds ou d’exclusions spécifiques. Avant de choisir, mieux vaut donc comparer attentivement les offres pour trouver le bon équilibre entre prix et couverture !

Idée reçue n° 2 : « La franchise est toujours fixe et simple »

Non, la franchise d’une assurance pour chat n’est pas toujours simple, ni fixe. Elle peut prendre plusieurs formes : elle peut être appliquée à chaque acte vétérinaire (franchise par acte), une fois par an (franchise annuelle), calculée en pourcentage des frais, ou encore se présenter sous la forme d’un montant minimum forfaitaire. Dans certains cas, elle peut aussi s’appliquer après un certain seuil de remboursement.

Par exemple, pour une consultation à 40 €, une assurance peut prévoir une franchise fixe de 10 € : vous serez alors remboursé sur les 30 € restants. Un autre contrat peut appliquer une franchise de 20 %, soit 8 € déduits directement de la facture. Certaines assurances fonctionnent aussi avec une franchise annuelle de 50 € : dans ce cas, les premières dépenses vétérinaires de l’année restent à votre charge jusqu’à atteindre ce seuil.

La franchise peut aussi évoluer selon les contrats, l’âge du chat ou les garanties choisies, notamment lors du renouvellement. Autrement dit, il ne s'agit pas d'un élément figé ni universel, c’est pourquoi il est important de bien comprendre ses modalités avant de souscrire.

Vos frais vétérinaires remboursés !

Idée reçue n° 3 : « La franchise est la même chez tous les assureurs »

Une idée reçue fréquente consiste à croire que la franchise est la même chez tous les assureurs, alors qu’elle peut en réalité varier fortement d’un contrat à l’autre. Comme nous venons de le voir, elle peut prendre différentes formes : montant fixe, pourcentage des frais vétérinaires, franchise par acte ou encore franchise annuelle. Ainsi, 2 assurances pour chat peuvent afficher un niveau de remboursement similaire tout en appliquant des franchises très différentes.

Prenons l’exemple d’une consultation vétérinaire facturée 40 € avec un taux de remboursement de 80 % : avec une franchise de 5 € par acte, l’assurance remboursera 27 € (80 % de 40 € = 32 € - 5 € de franchise) et il restera 13 € à votre charge. En revanche, avec une franchise de 15 €, le remboursement tombera à 17 € (80 % de 40 € = 32 € - 15 € de franchise), laissant cette fois 23 € à payer.

L’écart peut donc être important, même lorsque les garanties semblent similaires au premier regard. C’est pourquoi nous vous conseillons, une nouvelle fois, de bien comparer les contrats avant de faire votre choix, afin de comprendre précisément ce qui restera à votre charge.

Idée reçue n° 4 : « Plus la franchise est basse, meilleure est l’assurance »

Une autre idée reçue consiste à penser que plus la franchise est basse, meilleure est l’assurance. En réalité, ce n’est pas toujours vrai. Un peu comme dans le cas d’une assurance sans franchise, une franchise faible peut sembler avantageuse, mais elle est souvent compensée par une cotisation mensuelle plus élevée. Le meilleur choix dépend surtout de la fréquence des soins vétérinaires et du budget global que l’on souhaite consacrer à la santé de son chat.

De la même manière, il est faux de croire que les formules haut de gamme sont forcément sans franchise. Même les assurances premium peuvent en prévoir une, parfois très faible mais rarement inexistante.

Idée reçue n° 5 : « Une fois la franchise payée, tout est remboursé »

Non, une fois la franchise payée, tout n’est pas automatiquement remboursé. Même après l’application de la franchise, d’autres limites peuvent entrer en jeu, comme un plafond annuel de remboursement, un pourcentage de prise en charge (70 %, 80 %…), ou encore certaines exclusions de garanties.

Par exemple, si votre chat doit subir une opération coûtant 600 € et que votre contrat rembourse 80 % des frais avec une franchise de 20 €, vous ne recevrez pas 580 € de remboursement, mais 464 € : les 20 € de franchise sont d’abord déduits, puis le remboursement s’applique uniquement sur le montant restant.

Autre cas fréquent : si votre plafond annuel de remboursement est fixé à 1 000 € et que vous avez déjà été remboursé de 950 € dans l’année, une nouvelle facture de 200 € ne pourra être prise en charge qu’à hauteur des 50 € restants.

Certaines dépenses peuvent également rester exclues, comme les soins préventifs ou certaines maladies héréditaires selon les contrats. La franchise n’est donc qu’un élément parmi d’autres dans le calcul du remboursement. Pour savoir ce qui restera réellement à votre charge, il est essentiel d’examiner l’ensemble des conditions du contrat, et pas uniquement le montant de la franchise.